Le Mobile World Congress bat son plein, et me voilà de retour chez moi ce lundi soir, la tête remplie d’impressions. Impossible de repartir les mains vides : une journée dans les allées du congrès, et c’est tout un carnet d’expériences qui s’écrit, dont l’une avec le Xiaomi Mi 9. Dévoilé en Chine le 20 février, ce modèle s’est offert une entrée remarquée dimanche pour le marché européen, à 449 euros. Si la version testée n’embarque pas le logiciel définitif, elle laisse entrevoir le véritable potentiel de la bête. Coup d’œil rare aussi sur toutes les couleurs du Mi 9 réunies : bleu océan, violet lavande, noir piano. La déclinaison transparente conserve son mystère et restera, comme souvent, réservée à la Chine.
Le Mi 9 s’impose d’emblée par son allure : un assemblage de verre et d’aluminium, classique dans la catégorie, mais solide sans jamais peser dans la main, 173 grammes sur la balance. L’ergonomie compte, et Xiaomi l’a compris : le téléphone épouse bien la paume, les coins sont arrondis comme il se doit en 2019, et l’ensemble inspire confiance. Sur l’exemplaire de démonstration, les finitions sont nettes, sans surprise déplaisante à signaler. En façade, les bordures d’écran restent visibles, un brin épaisses par rapport aux standards les plus actuels, en particulier le menton, cette bande inférieure qui persiste à résister à l’amincissement. L’encoche n’a pas disparu, mais elle se fait discrète grâce à sa forme de goutte d’eau, bien moins envahissante qu’auparavant.
MIUI et Android 9.0 Pie : retour aux sources… ou presque
Sur le stand, le Mi 9 tourne sous MIUI Global 10.2, sur une base Android 9.0 Pie. Xiaomi semble revenir aux bases d’Android, sans pour autant offrir une expérience totalement dépouillée. Des ajustements bienvenus apparaissent : le menu des réglages gagne en clarté, le panneau de notifications s’aligne davantage sur l’esthétique d’Android Pie. Pourtant, l’influence d’iOS se fait sentir à plusieurs endroits. Sur l’écran d’accueil, toutes les applications sont présentes, sans tiroir dédié, et certaines fonctions du panneau de notifications rappellent furieusement celles d’Apple. Autre constante : la présence d’applications préinstallées, dont l’utilité fait débat. À chacun de voir si MIUI colle à ses attentes ou non.
Un détail à noter : la capture d’écran liée au logiciel concerne le Mi 9 SE, mais les deux modèles partagent le même socle Android 9.0 Pie et MIUI 10.2.
Qu’est-ce qui ressort après quelques heures en compagnie du Mi 9 ? Avant tout, une impression de fluidité : le smartphone ne traîne pas. Faute de temps pour des tests approfondis ou des téléchargements massifs d’applis, il a fallu se contenter d’une session rapide à travers les applications installées. Dix minutes à naviguer suffisent pourtant pour se rendre compte que ça file. Difficile d’en attendre moins avec un Snapdragon 855 sous le capot, un vrai moteur pour ce genre d’usage. Côté photo, le contexte lumineux du salon n’a pas permis de juger pleinement, mais un point ressort : l’appareil photo manque parfois de réactivité à la prise de vue. Sachant qu’il s’agit d’une version logicielle préliminaire, la marge de progression existe. Sur la qualité des images, ce que j’ai pu voir dépasse les attentes pour un appareil à moins de 500 euros.
449 euros : l’offensive tarifaire signée Xiaomi
Dans un secteur où les prix grimpent sans cesse, Xiaomi prend tout le monde à contre-pied avec son Mi 9 affiché à 449 euros. Cette somme vous donne accès à 6 Go de RAM et 64 Go de stockage. Les besoins plus élevés ? Pour 50 euros de plus, la version 8 Go/128 Go s’offre à vous, à 499 euros. Le choix dépend surtout de l’usage et du portefeuille. Reste un fait : voir débarquer un smartphone aussi solide à ce tarif, ça interpelle. Même OnePlus, longtemps présenté comme l’alternative abordable, flirte désormais avec les 600 euros. Chez Xiaomi, l’adhésion au logiciel reste un choix personnel, mais côté matériel, difficile de trouver à redire. Snapdragon de dernière génération, RAM et stockage généreux : tout est là pour une expérience sans compromis, même sur le terrain d’un salon bondé. Oui, en 2019, décrocher un smartphone haut de gamme à ce prix, c’est encore possible.
Même décliné en ‘Piano Black’, le dos du Mi 9 brille à s’y mirer. Comme un rappel que ce smartphone n’a pas besoin d’en faire trop pour attirer l’œil, il lui suffit d’être là, prêt à surprendre les sceptiques et à bousculer les habitudes.

