Corot : le trait d'union entre Poussin et Cézanne.
On reconnait sans hésiter un paysage de Corot, cette reconnaissance sans avoir besoin de chercher la signature de l'oeuvre n'appartient qu'aux très grands et Corot en fût un. A force d'oberver ses paysages, on s'aperçoit qu'il existe comme un "glacis" de sa peinture, remarque liée sans doute à sa propre technique dans un même ordre d'idée la peinture du Titien évoque le velours.
Dans l'histoire de la peinture, Corot réalise un cheminement original.
Poussin passionné comme le sera plus tard Corot pout l'Italie dont ils copieront les maîtres dans un premier temps avant de voler de leurs propres ailes. Poussin aime la nature, mais une nature envahie parfois de femmes souvent sur des thèmes mythologiques. Sa peinture est cadrée, quadrillée, parfaite avec une connaissance du jeu de la lumière remarquable.
Corot reprendra parfois ses nymphes tournant autour des arbres ou se dispersant à leur gré. Son talent ne s'arrête pas aux paysages car ce fût un remarquable portraiste. "Sa femme à la perle" rappelle Vermeer pas si étranger de lui que l'on pourrait croire. Ainsi les tissus de "La Dame en bleu" évoque dèjà les impressionnistes, évocation retrouvée dans les tissus de "La Dentelière" de Vermeer.
Un peintre prendra le relais, passionné également par les paysages : le grand Cézanne qui multipliait ses prises de vues en reprenant des angles différents comme "La Montagne Sainte-Victoire", Cézanne qui coupait ses plans annonçant ainsi la naissance du cubisme,
Philippe Ménard
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